À retenir

L’indemnité est calculée avec le maintien de salaire et la règle du dixième, puis le montant le plus favorable est retenu.

Rédaction et contrôle

Dossier produit par l’équipe éditoriale de SMIC Horaire à partir de sources publiques. Les références et les limites sont indiquées au plus près des affirmations.

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Les deux méthodes de calcul

La méthode du maintien de salaire reconstitue la rémunération que le salarié aurait perçue s’il avait travaillé. La règle du dixième attribue un dixième de la rémunération brute de la période de référence pour un congé complet, puis prorate selon la durée prise.

L’employeur compare les deux résultats et verse le plus avantageux. La convention collective peut prévoir une règle supérieure.

Le Smic reste le plancher de la rémunération du travail

Les heures réellement travaillées restent rémunérées au moins au taux de 12,31 € brut, ou au minimum conventionnel supérieur. L’indemnité de congés couvre une période non travaillée et suit son propre calcul.

Il faut donc distinguer salaire de base, retenue correspondant au congé et indemnité de congés payés, même lorsque le bulletin les présente dans un ensemble de lignes.

La source officielle à utiliser

Service Public décrit la comparaison entre maintien et dixième dans sa fiche sur les congés payés du salarié. L’article L. 3141-24 du Code du travail donne la base légale : le dixième s’applique, mais l’indemnité ne peut être inférieure à la rémunération qui aurait été perçue pendant le congé.

Pour une fin de contrat, l’indemnité compensatrice couvre les droits acquis non pris. Conservez le compteur, la période de référence, le détail des deux calculs et le bulletin ; le guide lecture de fiche de paie aide à isoler les lignes concernées.

Exemple de comparaison sur une semaine de congé

Un salarié à temps plein prend cinq jours ouvrés de congé. Le maintien reconstitue le salaire qu’il aurait reçu pendant cette semaine selon l’horaire réel. La règle du dixième part, elle, de la rémunération brute de référence acquise pendant la période et attribue la fraction correspondant aux jours pris.

Si le maintien produit 430 € et le dixième 452 €, l’indemnité à retenir est 452 €. Cet exemple illustre la comparaison : les montants réels dépendent du calendrier, du mode de décompte des jours et des rémunérations incluses.

Quels éléments entrent dans la rémunération de référence ?

Les sommes qui rémunèrent le travail, comme le salaire de base, certaines heures supplémentaires et certains avantages, peuvent alimenter la base du dixième. Les remboursements de frais et les primes qui couvrent à la fois période travaillée et congés en sont normalement exclus afin d’éviter un double paiement.

Pour cette règle du dixième, les périodes légalement assimilées à du temps de travail sont reconstituées : les arrêts pour maladie ou accident non professionnels sont pris en compte à 80 % de la rémunération associée, et les autres périodes assimilées visées à 100 %, conformément à l’article L. 3141-24 du Code du travail.

Le nom d’une prime ne suffit pas à décider. Il faut lire sa finalité et les conditions prévues par le contrat, la convention ou l’accord. Service Public détaille les principales sommes incluses et exclues dans sa fiche sur l’indemnité de congés payés.

Pourquoi contrôler le calendrier avant le 31 octobre

La période de prise des congés fixée dans l’entreprise doit toujours comprendre l’intervalle du 1er mai au 31 octobre. Le congé principal comporte au moins 12 jours ouvrables continus pris dans cette période, selon les règles applicables.

Lorsque des jours du congé principal sont pris entre le 1er novembre et le 30 avril, des jours supplémentaires de fractionnement peuvent être dus. La convention ou l’accord collectif peut organiser ce droit ; à défaut, Service Public indique un jour pour 3 à 5 jours pris hors période et deux jours à partir de 6. Un contrôle publié début octobre permet donc d’anticiper la clôture de cette période sans attendre le dernier bulletin.

Checklist pour vérifier le bulletin du mois

  • Relever le compteur avant et après la prise de congés.
  • Identifier la période de référence utilisée.
  • Demander les résultats du maintien et du dixième.
  • Vérifier les éléments intégrés à la rémunération de référence.
  • Contrôler l’indemnité compensatrice à la fin du contrat.

Le bulletin, le compteur et le détail du calcul doivent permettre de reconstituer la méthode retenue. Une convention collective peut prévoir un résultat plus favorable.

Contrôlez aussi le nombre de jours décomptés : jours ouvrables et jours ouvrés ne produisent pas la même lecture du compteur, même si le salarié conserve son droit au montant le plus favorable. Pour une prise fractionnée, rapprochez chaque période du total annuel afin de vérifier que le dixième n’a pas été payé deux fois ou, au contraire, oublié.