À retenir

Le salarié reçoit le salaire correspondant au travail accompli plus une indemnité égale à ce salaire, dans les activités où le travail ne peut pas être interrompu.

Rédaction et contrôle

Dossier produit par l’équipe éditoriale de SMIC Horaire à partir de sources publiques. Les références et les limites sont indiquées au plus près des affirmations.

Responsabilité et correctionsRegistre des sources

Le 1er mai chômé est payé

Le chômage du 1er mai ne peut entraîner aucune réduction de salaire, sans condition d’ancienneté ni de présence la veille ou le lendemain, lorsqu’il coïncide avec du temps qui aurait normalement été travaillé. L’article L. 3133-5 du Code du travail prévoit en outre une indemnité égale au salaire perdu pour les salariés rémunérés à l’heure, à la journée ou au rendement.

Les activités qui ne peuvent pas interrompre le travail peuvent employer des salariés ce jour-là. La règle de rémunération devient alors spécifique.

Le 1er mai travaillé ouvre une indemnité égale au salaire

Lorsqu’un salarié travaille le 1er mai dans une activité qui ne peut interrompre son fonctionnement, il perçoit, en plus du salaire correspondant au travail accompli, une indemnité égale à ce salaire. L’article L. 3133-6 du Code du travail pose directement cette règle. Elle ne doit pas être confondue avec une prime conventionnelle pour un autre dimanche ou jour férié.

Le taux normal des heures reste au moins égal au Smic courant de 12,31 € brut ou au minimum conventionnel supérieur. Si la semaine dépasse aussi la durée applicable, contrôlez séparément les heures supplémentaires et les règles de cumul prévues par la convention.

Les autres jours fériés n’ont pas tous la même majoration

Pour les jours fériés autres que le 1er mai, la loi ne crée pas une majoration générale et identique pour tout salarié qui travaille. Une convention collective, un accord ou un usage peut toutefois prévoir une majoration, un repos ou une autre contrepartie.

Consultez le texte applicable avant de multiplier automatiquement le taux horaire par deux.

Toussaint et Armistice 2026 : deux calendriers différents

La Toussaint tombe le dimanche 1er novembre 2026. Lorsqu’un jour férié chômé coïncide avec un jour habituellement non travaillé, la loi n’accorde pas automatiquement un congé supplémentaire ; une convention peut être plus favorable. L’Armistice tombe le mercredi 11 novembre 2026 : il faut donc vérifier si ce jour est travaillé ou chômé dans l’entreprise et appliquer la règle correspondante.

Le calendrier ne suffit jamais à déterminer une majoration. Relevez le planning habituel, la décision de l’employeur et la convention collective avant de contrôler le bulletin.

Jour férié chômé et maintien de salaire

Pour un jour férié chômé autre que le 1er mai, l’article L. 3133-3 du Code du travail garantit le maintien du salaire après au moins trois mois d’ancienneté. Cette garantie s’applique aux saisonniers qui cumulent trois mois dans l’entreprise au titre de contrats successifs ou non, mais exclut les travailleurs à domicile et les salariés intermittents.

Pour un salarié temporaire, la règle est distincte : le jour férié chômé doit être payé dès lors qu’il est compris dans sa mission. Une convention, un accord ou un usage peut prévoir des conditions plus favorables. La fiche Service Public sur les jours fériés détaille ces situations.

Heures supplémentaires et jour férié

Ne déduisez pas une majoration d’heures supplémentaires à partir du seul calendrier. Le décompte dépend des heures de travail effectif, de l’organisation de la semaine et des éventuelles règles conventionnelles assimilant certaines absences.

Sur le bulletin, séparez la rémunération des heures, l’indemnité propre au 1er mai et toute majoration conventionnelle. Une ligne globale empêche de vérifier correctement chaque règle.

Checklist pour contrôler le bulletin

  • Identifier le jour férié et la convention collective.
  • Vérifier si le jour était travaillé ou chômé selon le planning.
  • Contrôler le taux normal au Smic ou au minimum conventionnel.
  • Isoler l’indemnité légale du 1er mai travaillé.
  • Rechercher les majorations ou repos prévus pour les autres jours.

En cas d’écart, conservez le planning, le relevé d’heures, le bulletin et le texte conventionnel daté.

Raisonnez événement par événement : le salaire maintenu d’un jour chômé, le paiement d’heures réellement travaillées, l’indemnité légale et une majoration de branche n’ont pas la même cause. Demandez un détail lorsque plusieurs sommes sont regroupées. Cette ventilation permet aussi de vérifier si le repos, l’ancienneté ou la condition de présence prévus par le texte ont été appliqués au bon jour.