Au taux courant, 7 heures normales représentent 86,17 € brut, avant éventuel minimum conventionnel supérieur.
Dossier produit par l’équipe éditoriale de SMIC Horaire à partir de sources publiques. Les références et les limites sont indiquées au plus près des affirmations.
Responsabilité et correctionsRegistre des sourcesLe Smic est horaire, pas journalier
La référence juridique est le taux brut par heure. Une journée peut durer 3, 7, 8 heures ou suivre un horaire fractionné : son montant minimum change avec la durée rémunérée.
Le calcul de base est simple : nombre d’heures normales × 12,31 €. Un minimum conventionnel supérieur doit remplacer ce taux lorsqu’il s’applique au poste.
Tableau pour une journée de 7 ou 8 heures
Tableau large : faites défiler horizontalement pour lire toutes les colonnes.
| Durée rémunérée | Brut de base | Net indicatif |
|---|---|---|
| 3,5 h | 43,09 € | 34,09 € |
| 7 h | 86,17 € | 68,18 € |
| 7,8 h | 96,02 € | 75,97 € |
| 8 h | 98,48 € | 77,92 € |
Le net utilise seulement le repère horaire national. Mutuelle, cotisations, avantages, repas et prélèvement à la source peuvent modifier le montant réellement payé.
Une journée de 8 heures n’est pas automatiquement majorée
La durée légale de 35 heures s’apprécie sur la semaine dans le régime général. Travailler 8 heures un jour ne suffit donc pas, à lui seul, à conclure qu’une heure est supplémentaire. Il faut totaliser la semaine et lire l’accord applicable.
À l’inverse, une organisation particulière ou un dépassement des limites quotidiennes peut déclencher d’autres contrôles. Le calcul journalier ne remplace pas le relevé hebdomadaire.
Du jour à la semaine puis au mois
Cinq journées de 7 heures forment 35 heures, soit 430,85 € brut de base pour la semaine. Pour un salarié mensualisé, on ne multiplie pas ce résultat par quatre : la formule annuelle est 35 × 52 ÷ 12, soit 151,67 heures par mois.
Le montant mensuel officiel courant est 1 867,02 € brut. Cette mensualisation évite les écarts artificiels entre mois de quatre et cinq semaines.
Absence, entrée ou sortie en cours de mois
Un calcul à la journée peut aider à comprendre une période incomplète, mais la retenue d’absence n’est pas toujours un forfait identique. Les horaires réels du mois et la méthode de paie applicable doivent être contrôlés.
Demandez le détail des heures retenues et ne divisez pas automatiquement le Smic mensuel par 30. Le salaire minimum reste rattaché aux heures admissibles de la période.
Méthode de contrôle du bulletin
- Relever les heures normales réellement rémunérées.
- Appliquer le Smic ou le minimum conventionnel supérieur.
- Totaliser la semaine avant d’identifier les heures supplémentaires.
- Ajouter primes et indemnités sur des lignes distinctes.
- Comparer le résultat au brut du bulletin, pas au seul virement net.
Le barème Service Public confirme le taux horaire, tandis que le ministère du Travail détaille les éléments admis pour vérifier le minimum.
Pour un bulletin mensualisé, rapprochez ensuite le résultat de la base à 35 heures ou du calculateur brut-net. Une journée isolée est un outil de reconstitution ; elle ne remplace ni la mensualisation contractuelle ni le décompte réel de la semaine.
Exemple de contrôle : notez les heures de chaque jour, totalisez-les par semaine, puis regroupez seulement les heures normales pour le calcul du minimum. Les pauses non rémunérées, absences et heures majorées doivent rester sur des lignes séparées. Cette trace évite qu’un total journalier apparemment correct dissimule une erreur de durée ou de majoration.
Cas d’une journée fractionnée
Lorsqu’une journée comporte une coupure, additionnez uniquement les périodes reconnues comme temps de travail effectif. Une amplitude de dix heures ne signifie pas dix heures rémunérées si une pause réelle interrompt le travail ; à l’inverse, une pause pendant laquelle le salarié reste à la disposition de l’employeur peut devoir être réexaminée. Conservez les horaires de début, de fin et de reprise pour expliquer le total journalier.